Portrait Gilles Deguet

Rapport de développement durable 2014

Intervention de Gilles Deguet

 

Monsieur le Président, monsieur le vice-président, chers collègues, j’ai adhéré avec conviction au projet de faire un seul rapport à partir du rapport d’activité et du rapport de développement durable. Nous sommes ainsi dans la continuité de l’intégration de notre Plan Climat Energie dans le SRADDT, de la refonte des Contrats Régionaux de Solidarité Territoriale, et dans l’esprit de l’Agenda 21.

Cependant la présentation par focus me paraît tristement réductrice.

Bien entendu, la bonification des aides aux entreprises et l’appel à projets « économie circulaire » concourent à la durabilité de nos politiques, mais aussi la démarche Qualinat en Brenne, le site Ma rando en vélo, l’entreprenariat au féminin, les CAP asso, l’Agenda 21 du GIP Alfa Centre.

Bien entendu, le Schéma Régionale de Cohérence Ecologique, le plan d’installation photovoltaïque dans les lycées, et les plateformes locales de rénovation énergétique relèvent du rapport de développement durable, mais aussi la formation des accompagnateurs de chantiers de rénovation, la filière de matériaux biosourcés, les diagnostics des déchets du BTP, l’Ecopôle, le livre rouge des espèces menacées, le nouveau dispositif des conventions vertes, la sensibilisation au risque inondation par les maisons de Loire, la semaine des rivières, deux nouvelle réserves régionales, les trames vertes et bleues…

Bien sûr on peut mette un focus durable sur la charte régionale des évènements écoresponsables, les nouveaux Contrats Régionaux de Solidarité Territoriale, les Lycéens citoyens et le réseau des territoires durables, mais aussi sur Cité lycées, Erasmus, la mission Val de Loire, les PACT, « ID en campagne » et la bio dans les lycées…

C’est que notre Région s’inscrit durablement dans une démarche d’Agenda 21. L’Agenda 21, ce n’est pas le gadget vert qu’on rajoute dans le programme. Ce n’est pas le bolduc vert. L’Agenda 21, c’est au sens propre ce qu’il faut faire, tout ce qu’il faut faire au 21ème siècle. C’est un profond changement vers un mode de développement qui n’épuise pas les ressources, qui n’éteigne pas la biodiversité, qui n’accumule pas les déchets et les gaz à effet de serre. C’est un programme transversal.

Notre Agenda 21 a été révisé en 2014. Il aurait légitimement dû structurer ce rapport de développement durable. Il aurait surtout permis d’installer une pratique d’évaluation continue. L’évaluation n’est pas le point fort des collectivités. Nous avons abordé ce mandat avec un programme d’évaluation par opérateurs externes qui ne pouvait pas se suffire à lui même. L’évaluation par audits permet des jugements qui valent ce qu’ils valent, elle permet rarement l’amélioration.

Notre Agenda 21 est structuré pour pouvoir évaluer les actions prévues. J’ai dû constater que la charge de travail des services ne permettrait pas d’aller au bout de cette démarche. Je veux ici remercier les membres de notre assemblée qui ont participé à notre comité agenda 21 et leur dire mon regret de n’avoir pas eu le besoin de réunir ce comité.

C’est d’autant plus dommage que je suis persuadé que la Région, avec ses politiques, avec ses personnels que je veux ici remercier pour leur mobilisation, avec son Agenda 21, est armée pour un vrai pilotage durable. Au moins les bases auront elles été posées.