Portrait Moïsette Crosnier

Réforme territoriale : quid de l’enseignement supérieur et de la recherche ?

Intervention de Moïsette Crosnier 

 

Pour les écologistes, la réforme territoriale doit être l’occasion de renforcer les compétences des régions dans un certain nombre de domaines, parmi lesquels l’enseignement supérieur et dans une moindre mesure la recherche. Pour nous, ce renforcement des compétences n’est lié, ni à la taille de la Région ni à la ou aux région(s) qui pourraient fusionner avec la région centre.

L’exemple des lycées a montré que la région était une échelle pertinente pour gérer des équipements immobiliers d’une taille importante. Il serait donc logique que les Régions récupèrent dans leurs attributions la gestion et le développement des campus universitaires. Cela est d’autant plus souhaitable que les regroupements en cours focalisent l’attention de l’Etat sur les grands ensembles métropolitains, au détriment des antennes universitaires de proximité. Or, nous sommes attachés à la cohérence du maillage territorial et à même de mener une politique intégrée en la matière, en associant notamment la question des transports. 

Si la recherche reste fondamentalement une question nationale, il est légitime que les régions puissent lancer des programmes de recherche ciblés sur des thématiques régionales. C’est ce que nous faisons actuellement par des procédures d’appel à projets. Ce rôle doit être maintenu  et renforcé en lien avec l’innovation.

Les régions ont aussi un rôle à jouer  pour la participation citoyenne. Quelques Régions, à l’initiative de vice-présidents écologistes, ont mené, ces dernières années, des initiatives originales et convaincantes comme les PICRI en Ile de France. Les PICRI, « Partenariats Institutions Citoyens pour la recherche et l’innovation » visent à soutenir des travaux communs, et à égalité de partenaires, entre organismes de la société civile à but non lucratif et chercheurs académiques. Nous voudrions voir se développer ces partenariats.

Rien n’est dit dans le texte de la réforme territoriale sur la compétence des régions en matière d’enseignement supérieur et de recherche. Si la clause de compétence générale n’est pas maintenue, que deviendra la politique régionale dans ce domaine ?