Ressources numériques

Monsieur le Président,

Je me permets de revenir sur des points que j’avais déjà abordés lors de la session précédente avec le rapport sur la stratégie numérique.

Concernant le BYOD (« bring your own device »), nous sommes bien conscients qu’en comparaison avec les réseaux 4G et 3G des mobiles, le wifi puisse paraître moins nocif. Mais dans « moins nocif », nocif il reste !

C’est pourquoi, nous resterons vigilants, comme les acteurs le demandent, pour que chaque lycée offre réellement de nombreuses zones « Zéro Connexion ». Ces zones ne devraient d’ailleurs pas être des îlots noyés au sein d’une mer connectée, mais ce devrait bien être l’inverse : que ces zones de connexions soient conscrites aux espaces de travail actifs, sur le temps de l’action avec possibilité manuellement pour l’enseignant de le couper.

De nos jours, les techniques permettent presque tout, encore faut-il le préciser aux techniciens ou aux entreprises en charge de l’installation.

Je le rappelle à nouveau également, il ne faut pas oublier que le filaire, pour le matériel informatique, devrait rester la norme et ne pas céder à la facilité du tout connecté au réseau wifi.

Nous souhaiterions par ailleurs que des mesures dans chaque lycée soient effectuées, et que nous appliquions les normes non pas françaises mais bien celle que le Parlement européen avait indiqué aux Etats membres le 27 mai 2011, soit de fixer un seuil de prévention de 0,6 Volt/m et de le ramener à moyen terme à 0,2 Volt/m et ce, en particulier sur les zones statiques que sont les internats et les salles de cours au lieu des 61 Volt/m actuellement en France.

Nous sommes particulièrement intéressés par l’expérimentation du lifi et nous espérons que nous nous engagerons au maximum que cela nous est possible dans cette technologie, qui à priori n’a que peu d’impact sur la santé.

Comme quoi, tout peut arriver, les écologistes ne sont pas toujours contre les nouvelles technologies !

Par contre certaines sont à proscrire. C’est le cas de la 5G. La CRIIREM relaie l’appel que des centaines de scientifiques lancent aux Nations Unis, à l’OMS et aux gouvernements, ils exigent l’arrêt immédiat du déploiement du réseau 5G. Ils mettent en garde sur l’augmentation massive du niveau d’exposition aux fréquences radio électriques. Plus de 10000 études scientifiques publiées dans les plus grandes revues montrent qu’il y a de très fortes probabilités que la 5G porte  gravement atteinte à la santé humaine et à l’écosystème en général. Or, si les plans de l’industrie des télécommunications pour la 5G se concrétisent, personne, aucun animal, aucun oiseau, aucun insecte et aucune plante sur Terre ne sera en mesure d’éviter l’exposition 24 heures sur 24, 365 jours par an à des niveaux de rayonnement RadioFréquence des dizaines à des centaines de fois plus grandes que ce qui existe aujourd’hui, sans aucune possibilité de s’échapper.

Mais des territoires réagissent. En Suisse par exemple, plusieurs cantons se sont prononcés pour des moratoires à l’installation de la 5G. La ville de Bruxelles également.  Des exemples intéressants que nous devrions suivre.

Pour conclure sur l’impact sur la santé, il faut bien sûr, outre l’impact physique, être vigilants sur l’aspect de la santé mentale, les risques d’addiction aux écrans et l’enfermement dans une « bulle numérique virtuelle », qui ne doivent pas être pris à la légère. Le milieu scolaire est un lieu clef de la sociabilisation où il faut garantir les interactions réelles entre humains et avec la nature environnante.

Alix Terry-Verbe