Portrait Michelle Rivet

Revitalisation des centres-villes – Il n’y a pas que le commerce

Intervention de Michelle Rivet

Je voudrais apporter quelques compléments de réflexion au rapport qui nous est proposé.

Il est difficile d’isoler la problématique commerciale de l’ensemble des effets de la dévitalisation des centres bourgs même si le développement des grandes surfaces en zones périphériques est une évidence. Mais sans retour des habitants dans les centres, le commerce de centre-bourg a peu d’avenir.

L’efficacité du fonds de soutien au commerce de proximité proposé par ce rapport est subordonnée à la mise en œuvre d’autres actions de revitalisation qui peuvent être aidés par les outils régionaux que sont les contrats de solidarité territoriale, le diagnostic global étant un préalable indispensable.

Parmi ces outils, le dispositif « A vos ID ! »  porte aujourd’hui plusieurs expérimentations de réhabilitation commerciales en milieu rural, certaines ayant remplacé le dernier commerce, comme c’est le cas à Germigny-l’Exempt. Les expérimentations en centre-bourg sont en général hybrides : elles peuvent concerner l’alimentation et les producteurs locaux, l’animation culturelle, les épiceries sociales, la réparation d’objets du quotidien, le partage (je pense par exemple à la maison de la transition à Châteauneuf-sur-Loire qui porte aussi un espace de co-working). Outre la multifonction de ces nouveaux commerces, leur valeur ajoutée constante est la mobilisation des habitants.

Pour régler les questions d’aménagement foncier, l’outil le plus pertinent serait un Etablissement Public Foncier à l’échelle régionale. Cet outil fournirait aux collectivités locales  l’expertise foncière et le portage nécessaire à des réhabilitations d’ampleur et souvent étagées sur plusieurs années.

Par ailleurs, la principale mesure de maintien et de retour des commerces dans les centres reste l’interdiction des extensions et installations de GMS sur les zones d’activité   Le rapport Dauge préconise à ce sujet un renversement de politique. Cette mesure est cohérente avec l’arrêt indispensable de la consommation des espaces agricoles et naturels dans le SRADDET à venir.