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Schéma régional du Climat, de l’Air et de l’Énergie (SRCAE) : Participez à l’enquête publique

Les activités humaines présentes ou héritées d’un passé encore récent à l’échelle historique, ont eu pour conséquences l’épuisement des ressources énergétiques fossiles et fissiles, le développement de la pollution atmosphérique et le réchauffement climatique lié à l’émission des gaz à effet de serre. Nous devons inventer une modèle de développement économique, social et environnemental à même de surmonter les difficultés de tous ordres qui sont devant nous : c’est la transition énergétique.
A l’initiative des élus écologistes, la Région Centre a pris ses responsabilités, d’abord en votant un Plan Climat Énergie ambitieux, partie intégrante du Schéma Régional d’Aménagement et de Développement Durable du Territoire (SRADDT), ensuite en co-élaborant un Schéma Régional Climat Air Energie (SRCAE). Celui-ci fixe des objectifs de réduction des gaz à effet de serre, de lutte contre la pollution atmosphérique, de développement des filières renouvelables et d’adaptation au changement climatique. Dans son Plan Climat Énergie, la Région s’est fixé comme objectif de réduire ses émissions des gaz à effet de serre de 40% d’ici 2020 (base 1990). Le SRCAE reconnaît cet objectif comme le plus respectueux des générations futures.

 

L’enquête publique qui se déroule du 20 Février au 20 Mars doit permettre de préciser et compléter le projet, notamment sur l’annexe consacrée au Schéma régional éolien (SRE). Ce SRE fixe l’objectif d’une capacité de production de 2600 Mégawatts en 2020.

 

L’enquête publique est encore ouverte jusqu’au 20 Mars : pourquoi et comment contribuer ?
Les élus écologistes au conseil régional pensent que ce SRCAE est intéressant. Nous sommes fiers du choix effectués qui fixe l’objectif de diminution des émissions de gaz à effet de serre à 40% : la Région Centre prend ses responsabilités, sans laisser peser sur les générations futures les efforts à réaliser pour atteindre la division par 4 à horizon 2050. Nous sommes fiers aussi de l’objectif de capacité de production en éolien de 2600 Mégawatts en 2020.
Il nous semble cependant qu’il faut encore conforter ces choix et améliorer certains points du document.
Pour cela, il est important qu’un maximum de contributions à l’enquête publique confortent ces choix et défendent des améliorations.

 

4 objectifs dans les scénarios pour 2020 et 2050 à conforter
Il est clair que notre société doit aller vers plus de sobriété dans l’utilisation des ressources naturelles, en particulier des énergies fossiles. Puisqu’il n’existe pas, pour l’heure, d’énergie qui n’ait pas d’inconvénients, le plus raisonnable est d’en consommer moins. Il ne s’agit pas de retourner en arrière mais de gagner en confort énergétique. 
Le premier objectif passe par la construction de bâtiments qui ne consomment pas d’énergie et la rénovation du bâti existant. Les actions de rénovation doivent dès à présent poser l’ambition d’une consommation inférieure à 50 kwh/m²/an et les systèmes de chauffage modifiés partout où cela est possible en substituant des énergies renouvelables aux systèmes de chauffage électrique au fioul et au gaz fossile.

Cela suppose notamment, un effort immense de formation des professionnels, de concentration des incitations publiques.
Le deuxième objectif concerne la modification des pratiques de mobilité. Des ruptures d’usage, des évolutions de pratiques sociales sont nécessaires. L’offre de transport (marche à pieds, vélo, auto-partage, co-voiturage, bus tram, train) doit se développer et celle du non-transport (visio-conférence, formation à distance, e-administration) doit entrer dans les usages. Dans le même temps, c’est la question de l’aménagement qui est posée (l’urbanisme, la localisation des fonctions urbaines) pour agir sur les causes des déplacements subis

Le troisième objectif va consister à modifier les modes de production pour qu’ils nécessitent moins d’énergie et émettent moins de GES. Cela passe par une transition écologique de l’économie régionale, sobre en ressources naturelle et en énergie. Cela passe notamment par une diminution de la consommation des intrants en agriculture

Le quatrième objectif porte sur le développement des énergies renouvelables, principalement l’éolien et la géothermie.

 

4 axes à défendre pour une politique nationale audacieuse
Le schéma ne prendra son sens que s’il est accompagné d’une politique nationale audacieuse portant sur :
–    un plan national de rénovation du bâti, qui permettra d’avoir des bâtiments sobre en énergie
–    une stratégie foncière pour limiter l’étalement urbain, et ainsi modifier les pratiques de mobilité
–    une politique agricole limitant les intrants, qui sont générateurs de gaz à effet de serre puissant (comme le protoxyde d’azote qui a un pouvoir radiatif 286 fois plus élevé que le CO2)
–    une sécurisation du développement des énergies renouvelables, pour permettre un développement plus stable, sans changement inopiné et régulier

 

Atteindre les 2600 Mégawatts de capacité de production en éolien en 2020
L’objectif est cohérent mais la cartographie actuelle du Schéma Régional Éolien ne permet pas de l’atteindre. Il est nécessaire que les contributions à l’enquête publique ajoutent des zones ou en allongent certaines pour permettre une meilleure implantation d’éolienne.

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