Portrait Charles Fournier

Service public régional de l’orientation (SPRO)

Intervention de Charles Fournier

 

Monsieur le président, chers collègues, la loi a fait évoluer le rapport à la formation en instaurant un droit individuel à la formation tout au long de la vie.

 

Pour le groupe écologiste, il s’agit d’être ambitieux sur le fond et prudent sur les méthodes. Il faut s’inscrire dans l’expérimentation et notamment sur le SPRO et sur le Conseil en Evolution Professionnelle (CEP). Là aussi, comme je l’ai dit plus tôt s’agissant de la carte des formations, la concertation sera essentielle y compris avec les utilisateurs.

Nous sommes une Région qui a une histoire, une tradition en matière d’accueil, d’information, d’orientation et d’accompagnement (AIOA) et qui a déjà des outils : je pense au site Etoile, aux nouvelles conventions pour les réseaux territoriaux…

L’expérimentation du SPRO en région Centre doit être analysée, elle a connu des réussites et ses limites : la culture du partenariat a été renforcée mais il est aussi apparu des enjeux sur les moyens. Il ne faut pas perdre de vue que c’est une nouvelle relation qui s’invente autour du triptyque orientation-formation-emploi, dépassant les couples orientation-formation et formation-emploi. Il faut penser l’orientation tout au long de la vie, c’est une nouveauté et ce sera un enjeux pour le développement du SPRO et du CEP.

Sur les propositions qui nous sont faites dans ce rapport, nous sommes d’accord avec l’exigence d’une démarche de qualité qui lutte contre le décrochage, mais également sur le principe de « première porte » et de « deuxième porte » qui suppose une évolution de l’organisation des acteurs car souvent, derrière la première porte, il y en a une autre.

J’entends les inquiétudes venues des CIO, quant à un risque sur la qualité du premier niveau d’accès à l’orientation. Toute les portes devraient permettre une réponse en même temps : même si la « première porte » n’est pas celle du CIO, les publics concernés seraient accueillis dès la « deuxième porte » dans les CIO et je ne crois pas à un grand bouleversement des publics accueillis. Les expérimentations permettront de vérifier ce que seront réellement les usages. Nous serons vigilants sur les enjeux des moyens.

 

Pour finir, je voudrais rappeler quelques enjeux :

– enjeux de la professionnalisation qui doit être transversale ;

– enjeux liés à la transition écologique ;

– enjeux liés aux principes du service public qui doivent être respectés (universalité, continuité, égalité) ;

– enjeux de la proximité : quelle organisation locale lisible pour les utilisateurs ?

– enjeux de la dématérialisation des outils : faire évoluer des ressources communes pour les usages, pour les acteurs du SPRO. Le GIP Alfa Centre y travaille ;

– quels liens avec l’enseignement supérieur ?