SESSION DU 18 FÉVRIER 2021

Nous avons besoin d’un imaginaire qui dépasse les solutions d’hier : un autre rapport aux travail, à la richesse, aux écosystèmes, à nos vies, regarder le bonheur autrement.

Beaucoup de nos concitoyens y sont prêts.

Enfin, nous avons besoin d’un nouveau souffle !

Charles Fournier en session le 18 février 2021

Pour ce qui était en principe la dernière séance plénière du mandat, le Conseil régional a examiné un budget inédit. Inédit au regard du contexte de crise sanitaire et sociale et inédit parce qu’il doit être un budget pour se projeter. Malgré un contexte de décentralisation incertain et une réduction de l’autonomie budgétaire des Régions, les écologistes ont défendu trois préoccupations majeures :

  • prendre soin des hommes et des femmes, des écosystèmes et contribuer à réparer la crise,
  • agir pour une solidarité exceptionnelle avec les acteurs et lutter contre les inégalités,
  • accélérer la transformation des activités économiques et de nos manières d’habiter.

Dans ce budget primitif 2021, nous avons proposé, après de longs débats internes à la majorité et dans l’esprit de notre plan « 19 mesures pour faire face à la COVD », quatre amendements sur des sujets importants (un dispositif « petites fermes », un appel à projets pour les acteurs de la culture sur le thème de la transition écologique, un guichet unique de la transition et un appel à projets innovation sociale). Deux d’entre eux ont été adoptés, cela concerne deux sujets sur lesquels nous sommes très heureux de cet aboutissement.

  • 100 000 € pour alimenter un dispositif de soutien aux « petites fermes » afin d’accompagner des petits acteurs fragiles et peu adaptés aux logiques de l’industrie agro-alimentaire pour qu’ils nourrissent les habitants de notre région en proximité ;
  • 200 000 € pour un appel à manifestation d’intérêt « culture et transition écologique » afin d’enchanter l’imaginaire autour de la transition écologique, de rendre palpables ses transformations et de susciter la création artistique autour de cet enjeu.

Plus globalement, notre vote du budget dépendait non seulement du travail en amont et des priorités que nous avons réussi à y inscrire (quelques exemples chiffrés : plus de 3 millions d’euros sur la COP, ou encore 2 millions pour amorcer la transformation écologique des filières d’excellence régionales…) et bien entendu de la prise en contre de tout ou partie de nos amendements.

Cette session a aussi été celle de la solidarité en direction de la jeunesse, en particulier des étudiants fortement touchés par la crise entraînée par la pandémie de Covid-19. Au cœur de l’élaboration de ce rapport jeunesse, Charles Fournier s’est mobilisé pour ajuster aux mieux les mesures d’urgence et surtout pour favoriser l’accès aux droits et lutter contre l’isolement des jeunes vivants dans des zones éloignées des services publics. Répondre à l’urgence est nécessaire et la Région en prend sa part. Le groupe a souhaité également interpeller l’Etat pour proposer des mesures structurantes, en ouvrant immédiatement le RSA aux jeunes de moins de 25 ans et plus largement en étudiant voire en expérimentant plus structurellement un revenu d’autonomie pour les jeunes.

Cette session a vu aussi l’avancée du cinquième Plan Loire Grandeur Nature, porté par Michelle Rivet. Le Contrat de Plan Interrégional Loire État-Région permettra un financement à la hauteur de 192,8 millions d’euros, dont 14 millions provenant de la Région Centre-Val-de-Loire. Cet apport financier sera complété par 33 millions d’euros provenant du FEDER 2021-2027 et par 6 millions d’euros provenant du plan de relance européen React-EU. Il cible en particulier 4 grands axes :

  • réduire les conséquences négatives des inondations sur les territoires
  • retrouver un fonctionnement plus naturel des milieux aquatiques
  • valoriser les atouts des patrimoines du bassin
  • développer, valoriser et partager la connaissance sur le bassin de la Loire

Enfin, c’était (en principe) la dernière session, l’occasion de remercier chaleureusement et fièrement le travail de Michelle Rivet qui depuis deux mandatures a œuvré pour la préservation de la biodiversité et pour le développement rural. Michelle a notamment créé un dispositif d’aide au développement rural (« ID en Campagne », devenu « A VOS ID », central dans la politique d’aménagement de la Région). Un mot également pour Jean-Philippe Grand, Gérard Nicaud et Alix Téry-Verbe qui termineront leur mandat en juin et qui auront agi notamment pour l’efficacité énergétique du patrimoine de la Région, pour le développement des pratiques biologiques au sein de l’enseignement agricole et pour la mise en place d’un plan régional de lutte contre les perturbateurs endocriniens.

Mention spéciale également pour Jean-Philippe Grand, délégué au patrimoine et très investit sur la politique d’achat de la Région. Résultat : division par deux la consommation énergétique des lycées à travers un plan d’investissement annuel de 15 millions d’euros et un schéma des achats responsables récompensé pour être un des schémas les plus ambitieux au regard des autres Régions.


UN BUDGET QUI PEUT MIEUX FAIRE

Ce budget est bien entendu très particulier car le dernier du mandat et celles et ceux qui le construisent n’auront peut-être pas la responsabilité de le mettre en œuvre. Il l’est aussi car il intervient dans le contexte de la crise COVID et ses conséquences sociales et économiques. Il doit s’inscrire dans la perspective d’une relance économique, que les écologistes souhaitent totalement orientée vers la transition écologique et sociale.

Après avoir influencé son élaboration au cours des dernières semaines et avoir fait passer à cette session deux amendements, pour soutenir les petites fermes et pour lancer un appel à projets « transition écologique et résilience » auprès des acteurs culturels, le groupe écologiste a voté le budget 2021 de la Région Centre-Val de Loire.

Mais il a aussi pointé la nécessité d’une cohérence dans tout ce qui est entrepris, la nécessité d’une exemplarité des collectivités pour entraîner les changements, la nécessité de transparence dans les résultats obtenus comme dans ceux qui ne le sont pas, la nécessité de dire comment nous tiendrons les objectifs ambitieux du SRADDET adopté au cours de cette mandature en matière de lutte contre l’artificialisation des sols, de développement de l’agriculture biologique, de transition énergétique. Au-delà, nous avons souligné le besoin d’un nouvel imaginaire, qui dépasse les solutions d’hier et beaucoup de celles d’aujourd’hui, avec un autre rapport au travail, à la richesse, aux écosystèmes, à nos vies…

Un mandat révélateur des fragilités de notre modèle de développement et de nos organisations humaines ; un mandat marqué par des crises sociales et des mobilisations citoyennes jusqu’ici inconnues ; la dégradation d’un modèle économique devenu inadapté… Nous devons mettre en œuvre Tout ce qui peut permettre de prendre soin des hommes et des femmes, des écosystèmes et contribuer à réparer la crise.

Nous avons besoin de cohérence dans tout ce qui est entrepris, dans la transition écologique de toutes nos activités. Nous avons besoin de faire évoluer encore la méthode : décloisonner, reconnaître la capacité d’initiatives, la puissance du collectif. Nous avons besoin d’exemplarité, de la part de nos collectivités, de nos décideurs pour entraîner les changements indispensables. Nous avons besoin de transparence dans les résultats obtenus tout comme ceux qui ne sont pas atteints. Nous avons besoin de dire comment nous tiendrons les objectifs du SRADDET : zéro artificialisation nette à horizon 2030, Comment atteindre 100% ENR pour nos consommations régionales. Nous avons besoin d’un imaginaire qui dépasse les solutions d’hier : un autre rapport aux travail, à la richesse, aux écosystèmes, à nos vies, regarder le bonheur autrement. Beaucoup de nos concitoyens y sont prêts. Enfin, et ce sera mon dernier mot : nous avons besoin d’un nouveau souffle !

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Le projet de budget 2021 présenté par l’exécutif régional est sur le papier le plus important jamais présenté dans notre collectivité : 1,777 milliard d’euros, alors que le BP 2020 s’élevait à un peu plus d’1,4 milliard.

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Je voudrais ajouter quelques mots sur le budget de l’environnement. C’est un budget stable, sécurisé par l’inscription des aides dans le CPER comme lors de la programmation précédente.

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Ce budget 2021 propose une augmentation très conséquente des investissements dans les lycées et plus particulièrement dans l’immobilier des lycées avec 102 millions d’euros.

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Deux amendements du groupe écologiste ont été adoptés:

•  100 000€ pour les petites fermes

Les écologistes ont toujours soutenu un modèle paysan et biologique. Michelle Rivet a porté en juillet 2020 un Plan Bio pour notre région, comprenant un dispositif spécifique de soutien aux petites fermes et à l’agriculture périurbaine, pour rapprocher producteurs et consommateurs. Grâce aux 100 000 € votés dans le cadre de notre amendement (voté par les groupes SRD et UDC), ce dispositif va permettre d’accompagner en 2021 des petits acteurs fragiles et peu adaptés aux logiques de l’industrie agro-alimentaire pour qu’ils nourrissent les habitants de notre région en proximité.

• 200 000€ pour la Culture

Le groupe écologiste, soucieux du maintien de l’activité des acteurs culturels et convaincu que la culture a un rôle à jouer pour enchanter l’imaginaire autour de la transition écologique et rendre palpable ses transformations, a tenu à permettre la mise en place d’appel à projets « culture et transition écologique » afin de susciter la création artistique autour de cet enjeu. Grâce à l’amendement adopté aujourd’hui par la majorité régionale, 200 000 € seront prévus cette année pour un tel appel à projets.

Malheureusement, deux autres amendements proposés par notre groupe ont quant à eux été rejetés : l’un consistait à lancer au cours de l’année 2021 la préfiguration d’un guichet unique pour le financement et l’ingénierie de la transition écologique ; l’autre, plus habituel, avait pour objectif de remettre en cause des financements apportés aux aéroports de Tours et de Châteauroux.


FEADER

L’enveloppe consacrée aux deux années de transition (2021-2022) est abondée par un plan de relance spécifique du FEADER dans le cadre de « Next Generation EU », doté de 7,5 milliards d’euros au plan européen. Nous nous réjouissons notamment que des moyens conséquents soient prévus pour l’agriculture bio durant ces deux années. Mais nous sont inquiets pour l’après 2022, avec la baisse annoncée du FEADER et des orientations de la nouvelle PAC pour le moment peu conformes avec le Pacte Vert voté par l’Union européenne.

Cette communication est l’occasion d’un bilan de la programmation 2014/2020 du FEADER, d’un point d’étape dans la perspective de la prochaine PAC 2023/2027 si importante dans notre région agricole et pour l’agriculture en général. Mais son premier intérêt réside dans l’enveloppe consacrée aux deux années de transition (2021-2022) qui est abondée par un plan de relance spécifique du FEADER, « Next Generation EU », doté de 7,5 milliards d’euros.

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La maquette 2021/2022 du FEADER de « relance » prévoit des investissements dans la chaîne alimentaire, ainsi qu’un appel à projets pour les entreprises de transformation. Ces dispositions, ainsi que l’ensemble de la maquette de relance sur les mesures agro environnementales et climatiques, représentent une véritable opportunité pour l’accélération de la mise en œuvre de la politique alimentation de la Région, à partir du moment où l’on veillera à bien la prendre en compte.

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Jeunesse

Alors que la crise frappe durement les jeunes dans notre région, nous avons adopté hier un rapport pour améliorer l’accès aux droits et engager une série de mesures d’urgence pour soutenir les jeunes, être à leur écoute, lutter contre les précarités, le décrochage et le renforcement de l’insertion. Nous avons insisté sur l’accès aux droits qui est un chantier à renforcer au-delà de l’urgence ainsi que l’amplification de la coordination des acteurs sur les territoires. Nous avons également fait un focus sur les problématiques des jeunes en milieu rural et l’égalité femmes-hommes.

Mesures d’urgence pour la jeunesse

La crise sanitaire nous a frappés de plein fouet et comme dans toutes les crises, ce sont bien les plus fragiles qui sont les plus vulnérables. Les crises bousculent nos vies, nos équilibres et poussent dans la précarité nombre de nos concitoyens, nos jeunes, nos ainés, les liens intergénérationnels….

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La jeunesse en ruralité

Mon propos portera plus spécifiquement sur les jeunes en milieu rural, en intégrant l’égalité femme / homme. La crise de la COVID a touché de plein fouet les plus fragiles, les plus démunis. Notre jeunesse, les jeunes de nos territoires dans leur grande diversité, font partie de ceux qui sont touchés avec force. Par-delà leur diversité, les jeunes des espaces ruraux montrent un grand attachement à leur territoire.

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La COP régionale est une réussite démocratique qui s’inscrit dans nos objectifs de mobilisation collective afin de répondre aux enjeux de conversion écologique de nos activités régionales. Alors qu’elle réunit déjà plusieurs centaines d’acteurs, nous élargissons ses capacités en l’ouvrant à plus d’acteurs et en mettant en place un véritable processus d’incubation de projets innovants.

Le dérèglement climatique et l’extinction de la biodiversité sont deux crises qui nécessitent une mobilisation de tous pour transformer notre société et notre économie, de changer de modèle pour une société plus résiliente et soutenable. Fixer un horizon ne suffit pas, il faut indiquer quels sont les premiers pas qu’on fait dans cette direction, et de manière collective.

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Le climat, « l’affaire du siècle »

Le 3 février dernier, l’Etat a été reconnu coupable d’inaction climatique. Ce jugement est inédit, ce jugement est révolutionnaire, ce jugement met en avant les contradictions et la responsabilité de l’Etat. Il nous rappelle l’urgence à agir concrètement pour le climat, car l’inaction est désormais illégale.

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Orienter la recherche vers des problématiques liées au dérèglement climatique

Sommes-nous, en tant que collectivité, à la hauteur des enjeux? Et est-ce que nous aussi nous n’aurons pas un jour à répondre de nos insuffisances, de notre manque d’audace politique? Ne devrions-nous pas aller encore plus loin et plus vite ?

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Feuille de route pour le développement de l’hydrogène vert

Nous n’avons aucune opposition de principe sur l’hydrogène, cependant nous avons tenu à inscrire le développement de cette technologie dans le cadre d’un objectif de mix énergétique reposant à 100% sur les énergies renouvelables. De plus, la technologie doit cibler les procédés matures et répondre à de vrais besoins comme gérer la variabilité des énergies renouvelables par le stockage ou l’injection de gaz (biométhane) dans le réseau. L’hydrogène étant considéré comme le “champagne” de la production énergétique, nous devons avoir un véritable débat sur ses usages et décliner la production sur un modèle de type « systèmes énergétiques locaux », à l’image des « Projet Alimentaire de Territoire » (PAT).

Cette feuille de route s’inscrit dans notre vision de la transition énergétique: 100 % ENR en 2050. Et c’est un défi ! Car il y a 2 types de sources d’énergie: les renouvelables et les non renouvelables.

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« Nouvelles Renaissances 2021 »

À l’heure où la crise frappe de nombreuses structures, la Région se tient aux-côtés de ses acteurs culturels et touristiques en adaptant le plan “Renaissance” pour l’année 2021. Cependant, notre objectif de développement économique doit se situer au niveau du tourisme de proximité et non de l’internationalisation des activités : nous l’avons défendu.

Le rapport Nouvelles Renaissances 2021 propose le lancement de deux appels à projet à destination des acteurs culturels et touristique du territoire. L’objectif est de participer à la relance de ces deux secteurs, dans la continuité du programme des « 500 ans de la Renaissance ». Il entend valoriser des projets pour la période estivale, autour de la gastronomie, des arts, de la science et des jardins.

La crise sanitaire que nous traversons aura des répercussions durables dans la cohésion de notre société. Plus de réunions publiques, plus de manifestations, plus de vie culturelle, plus de tourisme… notre société ne sortira pas indemne de cette privation de contact et d’échanges directs sur une longue période. Sur le plan démocratique, en particulier, les régressions sont nombreuses et la place prise par les annonces du gouvernement, disproportionnée.

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Plan Loire Grandeur Nature

La Région Centre-Val-de-Loire pilote de longue date le Plan Loire Grandeur Nature. Ce pilotage continue avec Michelle Rivet qui a porté ce cinquième opus. La coordination d’acteurs est toujours plus forte et permet d’agir concrètement pour la préservation de la qualité de l’eau et de la biodiversité. La Loire est notre « commun » régional. Les écologistes ont toujours œuvré à sa protection et à sa mise en valeur.

Le Plan Loire Grandeur Nature est né de la confrontation entre deux grands projets pour la Loire : celui de l’Etablissement Public d’Aménagement de la Loire et de ses Affluents dirigé par Jean Royer et celui d’une mobilisation d’acteurs écologistes réunis sous le comité « SOS Loire vivante » dès 1986 contre le projet de barrage de Serre de la Fare. Après 5 ans d’occupation du site, de combats sur les plans juridique, médiatique et scientifique, en 1994 le Plan Loire Grandeur Nature a été annoncé, mettant fin au projet de barrage. On y lit une nouvelle gestion de l’eau, fortement symbolisée par les termes « Grandeur Nature ».

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Je voudrais d’abord rappeler que, pendant ce mandat, notre groupe a veillé à ce que la Région maintienne son engagement dans les démarches de transition écologique. En effet, ce n’est pas un réflexe naturel de l’ensemble des membres de notre assemblée. J’oublie volontairement les quolibets qui nous furent adressés lorsque nous défendions ce combat. Car il s’agit bien d’un combat. Quoique certains en pensent. On le voit bien avec ce qui se passe depuis un an.

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FEDER-FSE : programme opérationnel 2021-2027

Le Programme opérationnel FEDER-FSE vise à financer la formation professionnelle vers les jeunes dans notre Région. Bien que le programme soit bon dans l’ensemble, il devrait bien plus être mobilisé vers la conversion écologique des métiers afin de faire émerger les savoir-faire dont nous avons besoin pour réaliser la transition écologique !

Le Programme opérationnel FEDER-FSE est un enjeu majeur pour la prochaine mandature. Ce sont les co-financements des futurs projets économiques, écologiques et sociaux pour notre région. Cette maquette a le mérite de décloisonner les crédits dédiés à la transition écologique de nos activités que ce soit en matière de transformation écologique de l’économie, d’efficacité énergétique et de mobilité durable, entre autres.

L’augmentation conséquente de l’enveloppe de 40 % est une grande satisfaction qui se conjugue avec l’augmentation des taux d’intervention (55%) au titre de son statut de « région en transition ». Elle invite à investir pour atteindre le nouvel objectif ambitieux de l’UE par être en cohérence avec l’Accord de Paris de baisse des émissions de gaz à effet de serre, pour atteindre moins 55% d’ici 2030.

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Ambition Recherche Développement

Le Programme “Ambition pour la Recherche et le Développement” vise à placer la Région aux-côtés d’acteurs innovants sur quelques secteurs-clés. Bien que certains projets soient bons, les écologistes regrettent la méthode utilisée pour les financer et rappellent le besoin d’une innovation moins technologique et d’une compréhension du vivant.

Le Programme “Ambition pour la Recherche et le Développement” est le bras armé de la Région en matière de recherche et développement. Elle accompagne les filières d’excellence de la Région dans leurs programmes de recherche appliquée. Les deux programmes présentés ici visent, pour l’un à améliorer la durabilité et la recyclabilité des matériaux à usage industriel (MATEX), pour l’autre à structurer un pôle académique autour de la notion de la durabilité de la forêt dans le contexte de dérèglement climatique et la compréhension du vivant de ce milieu (SYCOMORE).

Les élus écologistes avaient approuvé le lancement de cette démarche, tout en faisant part de certaines craintes : fallait-il vraiment nous inscrire dans la compétition entre les territoires, entre les laboratoires de recherche, entre les universités ? A nos yeux, l’émergence de pôles d’envergure internationale ne doit pas se construire au détriment du reste. Le développement socio-économique de la région, oui, mais pas n’importe quel développement…

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Ligne ferroviaire Tours-Loches : travaux urgents et avenir à plus long terme

La ligne ferroviaire Tours-Loches est un projet que la Région soutient. Investir dans le ferroviaire plutôt que dans la route départementale 953 est le choix que fait la Région. La réfection de cette liaison permettra non seulement d’améliorer la desserte entre Tours et Loches, et ainsi augmenter le nombre d’usagers du train, mais aussi de participer d’une approche ferroviaire plus large en lien avec l’étoile ferroviaire de Tours. Plus que jamais le train est un outil pour se déplacer écologiquement et améliorer l’égalité d’accès entre les territoires.

Les 42 kilomètres de la ligne ferroviaire Tours-Loches font partie de ce que le gouvernement a appelé un temps les « petites lignes » et qui les désigne désormais comme des « lignes de desserte fine du territoire ». Suite à la mobilisation de notre majorité, un protocole d’accord pour la sauvegarde de ces lignes de desserte fine du territoire a été signé entre notre Région et le Ministre des transports il y a un an maintenant, en février 2020.

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Pour le redéploiement des trains de nuit

Au début des années 1980, les trains de nuit desservaient environ 550 villes françaises. Au début des années 2000, il existait encore 67 trains de nuit quotidiens dans notre pays. Mais les dernières décennies ont vu les lignes ferroviaires nocturnes fermer les unes après les autres, victimes de la concurrence représentée par le TGV et par l’irresponsable développement des vols aériens low cost.

Alors que le gouvernement communique à présent sur l’ouverture « d’une dizaine de trains de nuit en 2030 », le groupe écologiste a fait adopter à la quasi-unanimité (seul l’élu LREM Pierre Commandeur n’a pas pris part au vote) un vœu demandant à l’Etat d’aller au-delà d’une simple ambition pour la relance d’un service public des trains de nuit. Cela suppose la préparation d’un véritable plan d’actions, qui pourra se baser sur l’étude présentée en 2020 par « Oui au train de nuit » et auquel les Régions pourraient contribuer. 

Lire le Vœu

Vœu adopté :

Pour : groupe écologiste, groupe SRD (Socialistes, Radicaux, Démocrates), groupe UDC (LR, UDI), groupe RN

Non participation au vote : Pierre Commandeur (LREM)


Répondre à la détresse des étudiants

Alors que la pandémie de Covid-19 sévit depuis presque un an, la situation des jeunes en général, mais notamment celle des étudiants, est plus que préoccupante. Les conditions de vie et d’études sont fortement dégradées. L’isolement est prolongé au-delà du raisonnable, avec des cours uniquement en distanciel, et une vie sociale réduite à peau de chagrin. Les possibilités de financer les études en travaillant ont considérablement diminué.

Un vœu présenté par le groupe écologiste et soutenu par le reste de la majorité régionale a donc demandé au gouvernement :

  • de répondre à la précarité matérielle, en ouvrant le RSA aux moins de 25 ans – par exemple dans le cadre d’une expérimentation en région Centre-Val de Loire – mais aussi en gelant le paiement des loyers en résidences universitaires ;
  • de répondre à l’isolement et à la demande de la majorité des étudiants en permettant leur retour, avec protocole sanitaire strict, en présentiel dans les universités, quitte à réquisitionner et aménager de nouveaux locaux afin de répondre à ces impératifs de santé ;
  • de répondre aux enjeux de santé mentale en recrutant des psychologues ;
  • de mettre en place des accompagnements personnalisés pour les étudiants qui en éprouvent le besoin ;
  • de mettre en place un groupe de travail associant les Régions et les Départements pour conduire une réflexion sur un revenu d’autonomie pour les étudiants et plus largement pour la jeunesse.

Lire le vœu

Vœu adopté :

Pour : groupe écologiste, groupe SRD (Socialistes, Radicaux, Démocrates)

Abstention : groupe UDC (LR, UDI), groupe RN

Non participation au vote : Pierre Commandeur


Explication de vote sur le vœu « Hercule » présenté par le groupe SRD :

Le groupe « Socialistes, Radicaux et Démocrates » a déposé un vœu pour demander l’abandon du projet de réorganisation d’EDF baptisé « Hercule ». Ne nous retrouvant pas dans l’argumentaire, nous avons fait le choix de ne pas nous y associer, mais nous avons exposé les raisons pour lesquelles les écologistes s’y opposent eux aussi. Ce plan « Hercule » est au fond la conséquence du soutien obstiné de l’Etat au nucléaire. On applique la même logique que pour les privatisations précédentes (Telecom, autoroutes…) en laissant à l’Etat le soin de gérer les pertes du nucléaire, qui sont colossales, et on ouvre au marché de la concurrence les activités rentables… S’il est indispensable de dénoncer ce projet « Hercule », mais il est aussi essentiel de sortir de l’entêtement nucléaire pour promouvoir la sobriété énergétique et  développer massivement les énergies renouvelables, ce que garantit certainement pas un simple statu quo.

Lire l’intervention de Benoit Faucheux


Les élus RN ont présenté plusieurs vœux dans cette session auxquels nous nous sommes opposés. Mais nous avons tenu à réagir sur deux d’entre eux en particulier : l’un contre le schéma national d’accueil des demandeurs d’asile et d’intégration des réfugiés, l’autre contre la dissolution de Génération Identitaire. Il nous semble important d’attirer l’attention de nos concitoyens sur la réalité des positionnements de ce mouvement.

Explication de vote sur le vœu du RN contre le schéma national d’accueil des demandeurs d’asile et d’intégration des réfugiés

L’accueil des demandeurs d’asile et d’intégration des réfugiés est un sujet largement mis en scène par le Rassemblement National et la droite dure pour des raisons électoralistes.

Outre la dangerosité démocratique d’instrumentaliser ce sujet, il est important de dire qu’il revêt des réalités humaines difficiles. La plupart des migrants aspirent à vivre en paix, en sécurité… Ce ne sont ni des terroristes en puissance, ni des islamistes cachés et encore moins des violeurs de femmes comme on peut l’entendre de la bouche de certains et certaines personnalités politiques prêtes à tout pour accéder au pouvoir. Les migrants sont surtout des personnes traumatisées par l’exil et par les violences physiques et psychologiques qu’ils ont vécus à travers leur voyage.

Lire l’intervention de Christelle de Crémiers

Explication de vote sur le voeu du RN contre la dissolution de « Génération Identitaire »

A travers ce vœu, le groupe RN assume aujourd’hui sa proximité avec le mouvement « Génération Identitaire », en s’opposant à sa dissolution et en faisant mine de s’inquiéter « face à un recul de la liberté d’opinion et d’association »…

Lire l’intervention de Benoit Faucheux