SESSION DU 15 OCTOBRE 2020

Un plan de transformation plutôt qu’un plan de relance

Ce plan de relance arrive alors que la crise redouble. Le contexte général est inquiétant, insécurisant pour les gens comme pour les professionnels. Il faut avoir l’humilité de reconnaître que dans une telle situation, personne ne pourrait dire qu’il ferait mieux comme on ne peut pas dire que le gouvernement n’a pas pris de mesures (chômage partiel, aides aux entreprises). Néanmoins, on sent un pilotage à vue du gouvernement avec des mesures très verticales et sans concertation.

Ce gouvernement n’a pas tenu sa promesse lors de la première vague de passer de 5 000 à 12 000 lits de réanimation pour l’automne. Nous savons que cette augmentation est conditionnée à une mobilisation de 24 000 infirmiers et de 10 500 aides-soignants supplémentaires (d’après une note du ministère de la santé).

La crise sanitaire et économique a fait bondir la pauvreté et les inégalités. La demande de colis alimentaires a augmenté de 40% en moyenne. Les 20% de ménages les plus aisés ont thésaurisé 70% de la croissance du patrimoine financier accumulé entre mars et août 2020. A l’inverse, les 20% de Français les plus modestes n’ont clairement pas pu se constituer de «bas de laine». Nous notons que seulement 0,8% du plan «France Relance» de l’Etat (soit 800 millions d’euros sur 100 milliards) est à destination des personnes précaires dont la situation s’est encore dégradée avec la conjonction des effets sanitaires, économiques et sociaux de la pandémie…

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Agir face à la crise sanitaire et sociale

Monsieur le président, chers collègues, une crise économique sans précédent s’amorce. Elle est indissociable d’une crise sociale. Comme toujours, les plus démunis seront les plus exposés.

Vanessa Jérôme, politiste, docteure à la Sorbonne, nous encourage à « une exigence de cohérence entre la politique et la réalité ». C’est pourquoi notre plan régional doit être ambitieux, tant par ses idées que par les moyens mis à sa disposition, pour passer des paroles aux actes.

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Pour corriger les effets négatifs de la pandémie, il faut une vision

Les plans de relance de l’Union européenne, de l’Etat et de la Région visent à corriger les effets négatifs de la pandémie. Pour relancer, il faut une vision !

Il ne s’agit pas d’accélérer d’un côté l’économie en détruisant l’environnement, voire le social, puis de corriger le tir, mais plutôt de trouver les voies d’un soutien à l’économie et à l’emploi, tout en accélérant la transition écologique et sociale.

La véritable punition serait de ne pas s’en occuper !

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Budget 2020 : deuxième décision modificative

Cette deuxième modification du budget 2020 du Conseil régional Centre-Val de Loire est particulière : d’une part parce que la crise sanitaire impacte les dépenses et les recettes et d’autre part en raison du choix d’augmenter de 19 millions d’euros les investissements pour l’aménagement du territoire.

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Majoration Grenelle de la TICPE en 2021

Comme chaque année depuis une décennie, le Conseil régional doit délibérer avant le 30 novembre pour maintenir la « majoration Grenelle » du tarif de la Taxe Intérieure de Consommation sur les Produits Energétiques (TICPE) à compter du 1er janvier de l’année suivante.

Avec la taxe régionale sur les certificats d’immatriculation, la « majoration Grenelle » du tarif de la TICPE est désormais le seul levier fiscal à disposition des Régions. Cette faculté à majorer le tarif de la TICPE, sans excéder un plafond fixé par la loi, découle du Grenelle de l’environnement.

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Présentation du premier Accord de la COP régionale

Ce rapport porte une ambition très forte et marque un point d’étape dans un processus continu avec un Accord tous les 2 ans. Cette COP est pour moi un élan fabuleux et j’ai dans la tête un tourbillon de visages de gens qui changent le monde au quotidien dans notre région.

Je voudrais redire pourquoi une COP.

Fin 2017, quinze mille scientifiques du monde entier lançaient une alerte quant à l’état de notre planète : huit des neuf limites planétaires sont atteintes.  C’était la deuxième fois que les « scientifiques du monde » adressaient une telle mise en garde à l’humanité après celui de 1992 à Rio. Le premier appel n’a pas guère été suivi d’effets. Un quart de siècle plus tard, la trajectoire n’a pas changé et nous nous orientons vers la sixième extinction de masse.

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Nous arrivons au premier accord de la COP régionale pour passer « de l’ambition à l’action, pour une région plus résiliente face au dérèglement climatique ». C’était un acte politique fort de notre Région de lancer la dynamique de la COP en janvier 2019. Le groupe écologiste est fier de l’initiative prise par Charles Fournier en tant que vice-président à la transition écologique et citoyenne. J’ai le plaisir d’être déléguée à la COP à ses côtés et nous tenons à remercier le président et les vice-présidents qui ont porté cette dynamique.

Le dérèglement climatique n’est plus un phénomène lointain qui toucherait les pôles ou bien l’autre bout de la planète. Ce n’est plus seulement l’Amazonie qui brûle, mais bien l’année dernière la Brenne, cette année la Sologne qui voit par ailleurs mourir sur pied ses arbres. Le dérèglement climatique dans notre région, ce sont aussi des inondations sans précédent en 2016, des impacts désormais irréversibles du réchauffement climatique sur la Loire et une forme d’inconscience collective : nous semblons désormais nous en remettre au destin pour passer chaque période d’étiage.

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Les indicateurs de la santé du climat et de la biodiversité sont au rouge et nous exhortent collectivement à diminuer notre pression sur notre environnement.

Nos concitoyens y sont prêts, comme en témoignent les remarques du panel citoyen dont il faut souligner l’excellent travail.

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Les COPérateurs et les Coalitions mixent toutes les typologies d’acteurs. Il est important d’animer ces dynamiques car elles croisent les regards et inventent des coopérations nouvelles nécessaires pour construire les chemins vers la transformation écologique. Il y a aussi un enjeu à enchanter la transition écologique, développer nos imaginaires et les acteurs culturels sont les premiers alliés.

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Mobilisation pour l’insertion et l’emploi des jeunes

En proposant au vote de notre assemblée les mesures Rebonds, notre Région prend elle aussi ses responsabilités pour les jeunes de 16 à 25 ans stagiaires de la formation professionnelle : l’aide forfaitaire de 200 euros pour toute entrée en formation, l’augmentation à 500 euros du barème minimum pour les jeunes de 16 à 25 ans et le triplement des droits connexes en matière de transport et d’hébergement.

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Plan régional pour les mobilités à vélo

Pendant la période du Covid, on a constaté une augmentation des investissements pour le vélo. La France a été le troisième pays européen en termes d’investissements publics additionnels pour le vélo : près de 5 euros supplémentaires par habitant. Cependant, il faut noter aussi que les investissements cumulés au niveau des pays de l’Union européenne ont cessé avec le retour à l’activité en juillet (source : European Cyclists Federation).

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Nous allons voter un rapport très attendu, qui aurait mérité d’arriver plus tôt dans la mandature, avec des engagements qu’en tant qu’écologistes nous aurions souhaité plus forts et plus précis, notamment sur l’intermodalité et sur les aménagements de véloroutes, ainsi que sur la sécurisation des pistes cyclables. Car l’aide à l’achat n’est pas la priorité pour les cyclistes. La priorité, c’est la sécurité de la pratique !

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React-EU : des fonds européens pour atténuer les effets de la crise

La crise que nous traversons est sans précédent et appelle à des interventions elles-mêmes sans précédents, et ce à tous les échelons. L’Union européenne doit démontrer dans un tel contexte, sa capacité à agir pour accompagner les territoires face à cette crise. Mais elle doit le faire tout en agissant sur d’autres enjeux qui n’auront pas disparu avec le Covid-19 : la nécessité d’atteindre une neutralité climatique, la lutte contre la perte de biodiversité et l’enjeu central de la lutte contre les inégalités sont toujours là.

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Amortir les dégâts sociaux entraînés par la crise 

Nous ne sommes sans doute qu’au début d’une crise sociale de grande ampleur. Cela nous invite à trouver des moyens permettant d’amortir les dégâts sociaux de la pandémie, en mettant en œuvre des réponses innovantes face à l’explosion de la pauvreté. A l’initiative du groupe écologiste, le Conseil régional a donc adopté un vœu (co-signé avec le groupe socialiste, radical et démocrate) qui demande l’accès du RSA aux majeurs de moins de 25 ans dans le cadre d’un plan national de lutte contre la précarité des jeunes, mais aussi le prolongement et l’extension de l’expérimentation des « Territoires Zéro Chômeur de Longue Durée ».

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POUR : groupe écologiste, groupe SRD (Socialistes, Radicaux, Démocrates)

NON PARTICIPATION AU VOTE : groupe RN

Le groupe UDC (LR, UDI) a voté contre l’ouverture du RSA aux moins de 25 ans mais pour les Territoires Zéro Chômeur de Longue Durée.


Accompagner les territoires volontaires pour sortir des pesticides

Devant la poursuite année après année de l’augmentation des ventes de pesticides, devant les reculades comme la réintroduction temporaire des néonicotinoïdes, le groupe écologiste a proposé un changement de stratégie en présentant un vœu demandant que la Région Centre-Val de Loire sollicite la possibilité d’expérimenter concrètement l’accompagnement de territoires volontaires vers la sortie des pesticides, en ciblant notamment une zone viticole et une zone de grandes cultures. Ce vœu constructif n’a pas été adopté : alors que presque tout le monde se dit écologiste, même l’idée d’accompagner des territoires volontaires semble encore trop radicale pour le reste de l’hémicycle régional…

Lire le vœu rejeté

POUR : groupe écologiste

CONTRE : groupe RN, Martine Raimbault (Les Patriotes), Pierre Commandeur (LREM)

ABSTENTION : groupe SRD (Socialistes, Radicaux, Démocrates)

NON PARTICIPATION AU VOTE : groupe UDC (LR, UDI)


La droite a demandé un moratoire régional sur l’éolien

L’Union de la Droite et du Centre (élus LR et UDI) a proposé que la Région émette un vœu demandant la mise en place d’un « moratoire immédiat sur la construction d’éoliennes en Centre-Val de Loire ». Le groupe écologiste s’y est évidemment opposé et ce vœu n’a finalement pas été adopté. Nous avons rappelé qu’on n’atteindra pas 100 % d’énergies renouvelables en 2050 sans valoriser une partie du potentiel éolien de la région.  L’objectif du SRADDET en la matière est raisonnable : une multiplication par 4 de la quantité d’énergie produite par l’éolien entre 2020 et 2050, alors que le potentiel technique permettrait plus du triple.

Vœu rejeté

Lire la réponse de Benoît Faucheux à ce vœu de l’UDC