Soutenir l’agriculture bio à la hauteur des enjeux

Le Conseil régional vient d’apporter son soutien à Bio Centre et aux Groupements Agriculture Biologique (GAB) pour la mise en œuvre de leur programme d’action 2016. A l’heure de l’accélération des conversions à l’agriculture biologique dans notre région, les élus écologistes se félicitent de cet appui concret en faveur des acteurs qui œuvrent à son développement et demandent à ce qu’ils bénéficient des aides de manière prioritaire.

Ce soutien permettra à Bio Centre, association interprofessionnelle des acteurs régionaux de l’agriculture biologique, de poursuivre son travail de coordination, d’expertise, d’accompagnement des filières et de développement des circuits de proximité.

La structuration pérenne des filières de production biologique nécessite plus que jamais une vision et des moyens en mesure d’accompagner durablement leur développement et, s’ils se félicitent du soutien apporté, les élus écologistes régionaux ne se satisfont pas d’un simple statu quo s’agissant d’une filière en expansion et porteuse de solutions pour l’avenir de l’agriculture.

Ils restent en particulier attentifs et mobilisés sur le problème du financement des aides à la conversion bio du fait d’une enveloppe budgétaire initiale aujourd’hui presque entièrement consommée. Ils veilleront à ce que les solutions envisagées, notamment par le gouvernement, débouchent sur une résolution effective des difficultés rencontrées par les agriculteurs.

La montée en puissance de l’agriculture et de l’alimentation biologique doit être en effet accompagnée par des dispositifs de soutien à la conversion et au maintien à la hauteur des besoins des agriculteurs et des attentes des consommateurs.

Lors de la même commission permanente, le soutien accordé par la Région au programme « multifonctionnalité de l’agriculture » coordonné par INPACT CENTRE illustre bien les enjeux à résoudre demain : faciliter l’installation et la transmission en agriculture durable, accompagner les agriculteurs dans la transition de leur systèmes d’exploitation, contribuer à la relocalisation et la diversification des activités mais aussi favoriser la participation des acteurs du territoire.

N’en déplaise à certains, l’agriculture biologique et paysanne n’est pas un luxe réservé à quelques privilégiés, mais une des principales solutions pour conserver des campagnes vivantes, actives et en bonne santé.

 

Charles Fournier, président du groupe écologiste 

Michelle Rivet, présidente de la commission économie-agriculture 

Christelle de Crémiers, vice-présidente déléguée à l’alimentation