Sport et santé

Intervention d’Alix Téry-Verbe

Dès l’Antiquité, on a pris conscience du rôle bénéfique pour le corps humain d’une activité physique régulière. Mais ce n’est que récemment que l’on a pu mesurer les liens étroits qui unissent sport et santé. Des études ont ainsi montré que le risque de décès précoce est de 1,2 à 2 fois plus important chez les sédentaires que chez les sujets actifs. De même, il a été mis en évidence que l’activité physique diminue la mortalité globale avec une mention spéciale pour les maladies cardiovasculaires, mais aussi les cancers.

D’ailleurs depuis le 31 décembre 2016 (art L 1172-1 du code de la Santé publique), un décret d’application de la loi de modernisation de notre système de santé a fait du « sport sur ordonnance médicale » pour les patients de la trentaine de maladies référencées en ALD (VIH, cancer, Parkinson, Alzheimer, sclérose en plaques, diabète, dépression…) une réalité à l’échelle nationale. Il entrait en vigueur le 1er mars 2017. Le texte prévoit que, « dans le cadre du parcours de soins (…) le médecin traitant peut prescrire une activité physique adaptée à la pathologie, aux capacités physiques et au risque médical du patient. » Entre 10 et 11 millions de Français seraient concernés. Encore faudra-t-il trouver comment financer une telle mesure ? L’Assurance maladie qui, grâce au sport-santé va pouvoir réduire ses dépenses pour les malades chroniques, devra être présente dans le tour de table des financeurs.

Revenons sur l’activité physique au sens large, car au-delà du sport pratiqué dans un club, cela inclut le jogging ou la piscine du dimanche matin, ou tout simplement les modes actifs de déplacements tels que le vélo ou la marche à pied.

Bien dans son corps, bien dans sa tête…

A ces vertus vient donc s’ajouter un remarquable pouvoir relaxant. La détente qui suit tout effort physique est capable de faire chuter la tension nerveuse et l’anxiété qui sont à l’origine du stress. Faire du vélo quotidiennement pour se déplacer/aller au travail apporte donc un réel bienfait psychique.  Une bonne condition physique permet aussi d’avoir une meilleure estime de soi. Plus confiants, nous pouvons aborder les difficultés de la vie avec plus d’ardeur.

Enfin le sport en général est un excellant somnifère : une bonne randonnée élimine les conséquences du surmenage et du stress. Apaisés, nous ressentons une fatigue physique saine et agréable qui permet de retrouver un sommeil sain et réparateur sans avoir recours à des médicaments.

Se rendre tous les jours au travail en vélo aurait un impact positif sur l’humeur des salariés. Les cyclistes seraient plus heureux que ceux se déplacent avec leur voiture ou utilisent les transports en commun, d’après les résultats d’un sondage publiés par les chercheurs de la Clemson University de Caroline du Sud qui ont analysé des données médicales et comportementales de 13 000 volontaires. Les personnes interviewées ont répondu à un sondage sur leur humeur et leurs activités quotidiennes, dont leur moyen de transport.

La Loire à vélo est indéniablement un atout pour le tourisme, mais ce modèle de vélo-route ne devrait pas se cantonner aux axes touristiques et le développement de vélo-routes reliant les villes des agglos entre elles permettrait une amplification des trajets maison/travail en toute sécurité.