Portrait Michelle Rivet

Vers une aide régionale à la mobilité domicile-travail

Intervention de Michelle Rivet

Monsieur le Président, Monsieur le Vice-président, Mesdames et Messieurs les élus, vous l’avez souligné, Monsieur le Vice-président, la Région agit déjà au profit des transports en commun, en particulier ferroviaires, au travers du financement des infrastructures et du TER mais aussi par la prise en charge d’une partie des coûts d’abonnement sur les trajets domicile-travail. 

Il s’agit ici d’aller plus loin en tenant compte notamment de la situation particulière du Nord régional et des déplacements vers l’Ile-de-France où nombre d’habitants de notre région travaillent. 

Cette mesure permettra de laisser un coût résiduel faible à charge des usagers . L’intervention régionale représente donc un plus significatif en faveur d’un pouvoir d’achat malmené chaque jour davantage par les difficultés économiques et par des politiques publiques peu soucieuses de son maintien.

Cependant nous sommes aujourd’hui en réflexion sur l’aménagement du territoire régional et,dans le contexte de l’élaboration du SRADDT, nous devons envoyer des signaux cohérents à nos concitoyens. 

En effet s’il faut modifier les modes de transports, il faut aussi modifier les modes de vie. 

Nous ne pouvons pas simplement acter le fait que les distances domicile-travail se sont accrues même si, dans de nombreux cas, cela ne résulte pas du choix des salariés. 
En compensant totalement les abonnements des usagers quelque soit la longueur du trajet parcouru notre collectivité semble s’accommoder d’un aménagement qui sépare largement le territoire de vie du territoire du travail. 
Nous devons prendre garde à ne pas délivrer un tel message qui est contradictoire avec l’aménagement équilibré et durable que nous appelons de nos vœux. 
La vision de notre région à l’échéance 2020 en matière de mobilité est fondée au contraire sur une diminution globale de l’impact des transports et un resserrement des distances. Les relations spatiales entre lieux de vie, lieux de travail, lieux d’approvisionnement doivent être revisitées dans la perspective d’un urbanisme durable et c’est un raccourcissement des trajets domicile-travail qui doit être promu. 

Dans cette logique il nous paraît donc opportun de plafonner l’aide à la mobilité. Intervenir sur l’ensemble des trajets oui, mais en limitant cette aide à une distance domicile-travail que nous proposons de 150 km maximum. 

Par ailleurs à l’inverse le seuil d’aide proposé , c’est à dire une dépense de plus de 75 €, peut éliminer de nombreux salariés à temps partiel ou à bas revenu dont les frais de transports constituent une charge importante au regard de leur niveau de salaire.

C’est pourquoi au delà de son soutien à l’aide proposée et de sa réserve sur la distance à subventionner, le groupe EELV demande que les efforts soient poursuivis pour limiter la précarité face aux questions de mobilité sur l’ensemble du territoire régional et pour toutes les catégorie de la population.

 

Session du 14 Avril 2011
Icône fichier PDF

Communication : aide à la mobilité des salariés